Respirations d’été…

Et si le leadership se jouait dans les détails invisibles : les valeurs incarnées, les croyances questionnées, les postures qui évoluent ?
Dans cette newsletter, nous vous partageons ce qui nous anime et ce que nous voyons bouger dans les organisations que nous accompagnons.
Parce qu’on ne change pas en théorie. On change en explorant, en osant, en se reliant.
Bonne lecture !
À quoi servent vraiment les valeurs d’une entreprise ?
Vos valeurs sont les fondations de la culture de votre organisation , ce qui rassemble vos collaborateurs et leur donne un langage commun, une véritable boussole.
Or parfois, ces valeurs restent peu connues, ou bien elles restent sous forme de mots affichés dans le hall et le site web.
Et d’ailleurs faisons un test, savez-vous spontanément citer les vôtres ?
Pourtant, c’est tellement différenciant de transformer ses valeurs en comportements concrets. C’est pourquoi nous accompagnons nos clients à donner vie à leurs valeurs.
Comment faire et pour quels bénéfices ?
✨ C’est l’opportunité de créer à cette occasion des échanges rares et uniques entre services ou BU et de découvrir ce qui les relient, de partager sa compréhension sur ces mots-(valise)-valeurs.
✨ Les illustrer par des comportements concrets, en interne et en externe.
✨ Créer une langue commune, des mots familiers que chacun peut incarner au quotidien.
Comme le disait l’un de nos clients :
“Cette démarche a transformé des notions vagues en projets que cela nous a donné envie de mener. Elle nous a permis d’intégrer la matière issue des échanges entre collaborateurs pour formaliser une charte des valeurs, c’est devenu un vrai guide pour tous.”
Et vous, comment donnez-vous vie à vos valeurs ?
Déléguer : un vrai défi, mais un levier puissant
Partage de coach

Quand j’ai commencé à accompagner Marie, elle venait de prendre un poste de direction après des années d’expertise métier. Elle était reconnue pour sa rigueur, sa capacité à tout maîtriser… et elle se retrouvait à devoir faire exactement l’inverse : déléguer. Et pas facile, quand on a bâti sa légitimité sur le « faire » et qu’on veut prouver qu’on est à la hauteur.
Avec Marie, on a exploré pas à pas ses freins : la peur que les choses soient moins bien faites, le doute sur la capacité de son équipe à prendre le relais, et, plus profondément, cette question qu’elle n’osait pas formuler au départ : « Si je ne suis plus l’experte à qui on s’adresse, qu’est-ce que je vaux ? »
Mais surtout, on a travaillé sur ce que cette posture lui coûtait : des journées à rallonge, un stress constant, une équipe sous-valorisée… et le sentiment de ne plus vraiment être à sa place.
Au fil des séances, Marie a appris à poser un cadre clair, à faire confiance — sans renoncer à l’exigence — et à se repositionner là où elle avait vraiment de la valeur : sur la vision, la stratégie, l’accompagnement de ses collaborateurs. Elle m’a confié un jour : « Je ne pensais pas que déléguer pouvait autant me libérer. »
Son équipe a gagné en autonomie et elle, en sérénité… et elle a commencé à se sentir pleinement leader.
Changer de posture ne se fait pas en claquant des doigts. Mais être accompagné, c’est justement créer un espace pour comprendre ce qui se joue, prendre du recul, tester, ajuster. C’est ce qui rend la transformation possible.
👉️ Vous êtes-vous déjà reconnu·e dans cette difficulté à lâcher prise ? Où en êtes-vous, aujourd’hui, dans votre rapport à la délégation ?

Et si nos croyances étaient à la fois des tremplins et des plafonds de verre ?
Challenger nos croyances
Dans nos accompagnements, une phrase revient souvent : « Dans la vie, on ne peut compter que sur soi-même » Ou encore : « Il faut toujours aller au bout des choses. » Ces petites phrases, apparemment anodines, sont le reflet de nos croyances. Certaines nous portent, d’autres nous freinent. En tous cas, elles nous influencent.
Les croyances, ce sont des filtres. Elles façonnent notre vision du monde, de nous-mêmes, des autres. Elles nous permettent de prendre des décisions rapidement, de nous sentir en sécurité, de donner du sens. Mais parfois… elles restreignent notre champ d’action. Une croyance limitante, c’est comme un plafond invisible : on s’y cogne sans comprendre pourquoi on ne va pas plus loin.
Les bénéfices ? Elles donnent des repères, une cohérence interne, elles rassurent. Certaines nous motivent, nous structurent.
Les limites ? Ces schémas de pensée peuvent devenir des automatismes rigides, nous enfermer dans des rôles, des schémas, des “il faut”, “je ne suis pas capable”.
✨ Notre travail de coach, c’est d’éclairer ces croyances, de les rendre visibles, de les questionner et de voir si elles sont encore utiles à la personne que vous êtes aujourd’hui. Et parfois, une simple prise de conscience suffit pour ouvrir la porte d’un changement.
Aaron Beck a approfondi le rôle de ces schémas de pensée et a conceptualisé cela par le Triangle de Beck qui établit un lien direct entre pensées, émotions et comportements. Il donne ainsi une clef de compréhension du fonctionnement humain. Cela repose sur trois composantes interconnectées :
- Les pensées → Ce sont les interprétations que l’on fait des situations : croyances, jugements, auto-discours.
Ex : « Je vais échouer » - Les émotions→ Elles découlent de ces pensées.
Ex : honte, stress… - Les comportements → Ils sont influencés par ce que l’on ressent et pense.
Ex : éviter une situation, s’isoler, procrastiner…
Le modèle montre que nos pensées automatiques, souvent issues de croyances profondes, déclenchent des émotions spécifiques, qui elles-mêmes influencent nos réactions comportementales. En tant que coach, nous aidons la personne à identifier ses schémas internes, prendre du recul sur ses pensées et voir que changer un élément (ex. : reformuler une croyance) peut modifier l’émotion ressentie et le comportement associé.
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